Quand on entend « arbre généalogique », on pense souvent à un joli schéma avec des noms et des dates. Le génosociogramme va bien au-delà : c'est un outil thérapeutique puissant qui révèle ce que les dates et les noms seuls ne disent pas.
Qu'est-ce qu'un génosociogramme ?
Développé par Anne Ancelin Schützenberger, le génosociogramme est une représentation graphique commentée de votre arbre familial sur trois à cinq générations. Contrairement à l'arbre généalogique classique, il intègre :
- Les événements marquants — naissances, décès, mariages, séparations, maladies, migrations
- Les liens affectifs — alliances, conflits, ruptures, fusions
- Les non-dits et secrets — adoptions cachées, enfants illégitimes, deuils non faits
- Les répétitions de dates — ce qu'on appelle le syndrome d'anniversaire
- Les métiers et destins — qui permettent de repérer les transmissions et les loyautés
Comment se construit-il ?
En séance, nous construisons votre génosociogramme ensemble. Vous apportez ce que vous savez — des bribes suffisent souvent à commencer. Les « trous », les silences et les hésitations sont aussi porteurs de sens que les informations factuelles.
Le génosociogramme n'est jamais terminé. Il évolue au fil des séances, à mesure que des souvenirs remontent ou que de nouvelles informations apparaissent.
Ce qu'il révèle
Le génosociogramme permet de visualiser des patterns qui seraient invisibles autrement : un prénom qui revient, une date qui se répète, un métier transmis de génération en génération, ou au contraire une rupture brutale dans la lignée.
C'est souvent un moment fort en séance : voir se dessiner sur le papier les fils invisibles qui relient notre histoire à celle de nos ancêtres.